La dépendance s’installe plus tôt qu’on le croit
Une seule cigarette peut suffire pour qu’un jeune devienne accro à la nicotine, et cela, avant même qu’il ne soit devenu un fumeur quotidien. Le seul moyen d’éviter cette dépendance est de ne jamais fumer cette première cigarette.
Parmi les adolescents canadiens âgés de 15 à 19 ans, 15 % sont des fumeurs.
Les symptômes de dépendance qui sont de fortes envies de fumer, l’irritabilité soudaine et les tentatives de cessation infructueuses, apparaissent au cours des deux premiers mois après qu’une personne ait commencé à fumer.
Le bagage génétique d’un individu aurait une influence sur sa dépendance à la nicotine. Ainsi, les individus porteurs de ce gène deviendront plus rapidement dépendants à des quantités moindres de nicotine.
Seulement trois élèves sur 100 croient qu’ils fumeront toujours cinq ans plus tard. En réalité, les études montrent que 60 % d’entre eux seront toujours fumeurs de 7 à 9 ans plus tard.
Dès les premières inhalations, la nicotine opère des changements dans la physiologie du cerveau. Pour contrer les effets de la nicotine, le cerveau réagit en se métamorphosant. Une fois l’effet de la nicotine estompée, c’est là qu’apparaissent les symptômes de manque.
Plusieurs facteurs prédisposent à fumer : l’influence sociale, l’apparition rapide de symptômes de dépendance, le statut socioéconomique, les facteurs psychosociaux (dépression, stress, recherche de la nouveauté, estime de soi, rendement scolaire), les avantages perçus du tabagisme (surveillance du poids, être cool) ainsi que la facilité d’accès aux cigarettes.